

La rue est animée j'ai du mal à imaginer les 5000 spectateurs dans cet immeuble et encore moins une salle assez grande pour les recevoir.

He ben, les voilà. Bien entendu les photos sont interdites mais bon, les français respectent les règles c'est bien connu. Je pensais trouver plus de français, je les comptais sur les doigts d'une main. Tous des japonais avec une moyenne d'âge de 60 ans environ. Il faut dire que la mode des "chansons" comme ils disent ici, c'était les années 60 et que les français faisaient figure de proue du romantisme. Allez savoir pour Adamo (belge) sentait la rose, Mireille Mathieu faisait la jeanne de je sais où et si on fouille bien les boutiques de viniles, on devrait encore trouver du Juliette Greco qui est programmée pour cette année au Japon d'ailleurs. Bref, ça leur rappelle leur jeunesse.

Lorsque j'étais étudiant à Besançon en littérature et que nous ne rentrioins pas le week end pour étudier mais aussi économiser sur les tragets de train, nous passions nos dimanches après midi à écouter et chanter du Aznavour, moi à la guitar, Foudil à la bouteille toujours avec une fille sous le coude, et quelques amuse canapés aux sauces de notre patrimoine national, béharnaise, catalane, américaine (on était international donc le patrimoine national n'avait pas de frontière, désolé Sarko) puis arrosé d'un cru limite mais buvable quand même, Cellier du Dauphin. Dimanche devenait la fête pour la première fois de ma vie et paradoxalement, avec Aznavour en toile de fond avec ses chansons dépressives mais si bonnes au fond car il était le seul à partager cette misère de la bohème avec nous. On était pauvre, on était un peu artiste, et finalement, on était heureux. Lorsque j'ai entendu les premières notes d'Aznavour aujourd'hui, un vent du passé est venu coiffer mon souvenir d'étudiant aux notes lancinantes de plaisirs économes. Si le sou n'était pas notre avantage, en revanche nous ne manquions pas de chaleur. J'étais passé sur une radio locale pour chanter à l'époque et l'un de mes amis avait appelé la radio pour me remercier en se faisant passer pour un auditeur lambda. Je n'avais pas quitté ma chambre d'étudiant finalement, même en allant à la radio.


Affiche parlant de l'aide pour l'Arménie. 50 coffrets de 144 CD sont vendus 200 000 yens chacun à leur profit. 1350 euros environ, pas pour mois, merci...

Et puis juste à côté de la modernité, sous le pont qui habrite la station de train, il y a des restaurants plus ou moins chics. On dira que celui ci rappelle fortement le siècle passé mais il a un charme indéfinissable avec ses bariles de bière devant et les cuisinier tournant leurs brochette avec le nez sur le trottoire.

Merci ma femme, c'était une bonne soirée, vraiment superbe.