N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.
Hier, alors que je revenais de ma salle de sport,
ma byciclette
je m'arrête à un feu et un homme d'une soixantaine d'année s'arrête à côté de moi à vélo.
convenient store : petit magasin très pratique où l'on trouve à peu près tout
Camion collectant les livres usagers
Il me demande en japonais si je suis Italien. Que nenni l'ami lui répondis-je dans un japonais de bar tabac bientôt interdit en france dans les lieux publics et maternités où les couches fumantes seront bientôt interdites également. Fortuit de lui préciser mon origine gauloise sur le champ comme dirait le borgne encore que mon sémitimse transperse avec les UV du soleil hivernal, le quidam se trouve quelque peu décontenancé et s'avise avant de revenir à la charge d'une nouvelle question. Est-ce que par hasard croi-t-il bon d'ajouter, vous comprendriez celà. Aussi, sort-il de sa degstre un petit calepin sur lequel est écrit en Katakana un texte souligné ici et là de trais rouges. L'homme s'exécute à un bien curieux exercice car il se met à chanter un ave Maria en italien qu'il ne comprend pas, sur sa bicyclette dans la rue, à 16h00, en plein carrefour au milieu des passants. Sache lecteur que je comprends l'italien en partie car j'ai pratiqué le latin jusqu'en licence, les lettres modernes ne pouvaient me faire la grâce de passer à côté. Bref, je comprends qu'il s'agit d'un ave Maria Napoli et frère sourir (pour ceux qui connaissaient sa soeur) me demande ce que veut dire le texte. Parti sur des envolée lyrique au possible, j'essaie de lui faire comprendre que la chansonnette est religieuse mais rien à faire. Vue la posture du passionné, et pourtant j'ai choisi le terme sans vouloir semer le trouble, il indiquait que ce devait être une chanson chantée du bas d'un balcon, version Roméo et Hayette dans les cité des 4000 dans le 93. Nonobstant sa volonté de signer cette affirmation, mon attitude chrétienne et sarazinne surtout je dois l'avouer et pourquoi pas le confesser, à condition d'en faire deux mots séparés, (con fessé) j'essaie de lui glisser l'explication mine de rien pour qu'il ne soit pas trop choqué de la vérité. Penses-tu lecteur, quand un homme a décidé de voir l'amour, même la vierge ne le détourne pas de la réalité. Non, l'homme ne m'a pas écouté et encore moins entendu. Shakespear, pour lui, ça ne pouvait être autrement. Il était tellement charmant à son âge à vouloir chercher le romantisme dans une chanson qui ne l'était pas. La mélodie, son aplomb pour chanter au milieu de la rue, ça m'a touché je dois dire et j'ai essayé de ne pas lui faire trop de mal avec la réalité. Plus je vis, plus je comprends Zaratoustra de Nietzsch quand il dit "ma bouche n'est pas faite pour vos oreilles". En attendant, Ecce omo, voici l'homme dont je vous parlais :