Japon, de la douceur du matin calme
Japon? Voici en tout cas une des manières de voir le Japon, je ne serai pas objectif, je serai juste vrai. Merci de votre visite et bonne lecture.


Main

Accueil
Mon Profil
Archives
Amis

Categories


Liens

tokyo-wine

Question à 100 balles...

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.

Bonjour,

Depuis un moment, j'écris ce blog et je dois avouer que ça prend pas mal de temps. Ce week end j'ai visité avec mon épouse et beau papa le temple de Yasukuni, j'ai assisté au défilé des extrêmistes japonais habillés en noir. Je dois dire que j'ai été choqué. En tenue nazillonne, pantalons bouffants, signes ostentatoires, drapeaux et banières belliqueux, durant dix minutes, je suis resté interdit devant eux, incapable de bouger. J'ai vu la guerre. C'était une vision de découragement car ce spectacle me disait clairement que le travail d'histoire avait été bâclé par ce faux procès de Tokyo, que les japonais ignorent tant leur histoire qu'elle va leur revenir un jour si violemment qu'ils ne comprendront pas d'oû ça viendra. Ce que je veux dire c'est que les quelques lignes que j'écris ici ne décrivent même pas un centième de ce qui s'est passé et je suis frustré. Peut-être n'ai-je pas le talent de le faire ni l'intelligence de la plume, je dois dire que je souffre de cette incapacité à communiquer ce que j'ai vu. Hymne national à haut parleurs hurlants, excusez moi, j'écrirai une autre fois je crois.




La voiture traditionnelle de l'extrême droite japonaise. Habituellement, ils restent à l'intérieur et mettent la musique à fond en faisant l'appologie du Japon guerrier







Préparation avant l'hymne national



un zéro fighter qui choque beaucoup de visiteurs étrangers, pas moi



Le temple

J'allais oublier de vous dire, ce jour là, lundi 12 février, c'était l'anniversaire de la naissance du Japon il y a plus de 2600 ans maintenant.

Posté à: 13h23, mardi 13 février 2007
commentaires (2) | Lien

Génial

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.

Voilà, c'est fait. Aznavour, c'est génial. Depuis le temps que je voulais le voir sur scène, l'occasion est enfin venue. Ma femme m'a offert ce petit cadeau et je dois dire que je l'entends encore chanter. Tout d'abord, nous arrivons à la station que je connaissais déjà. On apperçoit un grand bâtiment tout en longueur.





La rue est animée j'ai du mal à imaginer les 5000 spectateurs dans cet immeuble et encore moins une salle assez grande pour les recevoir.



He ben, les voilà. Bien entendu les photos sont interdites mais bon, les français respectent les règles c'est bien connu. Je pensais trouver plus de français, je les comptais sur les doigts d'une main. Tous des japonais avec une moyenne d'âge de 60 ans environ. Il faut dire que la mode des "chansons" comme ils disent ici, c'était les années 60 et que les français faisaient figure de proue du romantisme. Allez savoir pour Adamo (belge) sentait la rose, Mireille Mathieu faisait la jeanne de je sais où et si on fouille bien les boutiques de viniles, on devrait encore trouver du Juliette Greco qui est programmée pour cette année au Japon d'ailleurs. Bref, ça leur rappelle leur jeunesse.



Lorsque j'étais étudiant à Besançon en littérature et que nous ne rentrioins pas le week end pour étudier mais aussi économiser sur les tragets de train, nous passions nos dimanches après midi à écouter et chanter du Aznavour, moi à la guitar, Foudil à la bouteille toujours avec une fille sous le coude, et quelques amuse canapés aux sauces de notre patrimoine national, béharnaise, catalane, américaine (on était international donc le patrimoine national n'avait pas de frontière, désolé Sarko) puis arrosé d'un cru limite mais buvable quand même, Cellier du Dauphin. Dimanche devenait la fête pour la première fois de ma vie et paradoxalement, avec Aznavour en toile de fond avec ses chansons dépressives mais si bonnes au fond car il était le seul à partager cette misère de la bohème avec nous. On était pauvre, on était un peu artiste, et finalement, on était heureux. Lorsque j'ai entendu les premières notes d'Aznavour aujourd'hui, un vent du passé est venu coiffer mon souvenir d'étudiant aux notes lancinantes de plaisirs économes. Si le sou n'était pas notre avantage, en revanche nous ne manquions pas de chaleur. J'étais passé sur une radio locale pour chanter à l'époque et l'un de mes amis avait appelé la radio pour me remercier en se faisant passer pour un auditeur lambda. Je n'avais pas quitté ma chambre d'étudiant finalement, même en allant à la radio.





Affiche parlant de l'aide pour l'Arménie. 50 coffrets de 144 CD sont vendus 200 000 yens chacun à leur profit. 1350 euros environ, pas pour mois, merci...



Et puis juste à côté de la modernité, sous le pont qui habrite la station de train, il y a des restaurants plus ou moins chics. On dira que celui ci rappelle fortement le siècle passé mais il a un charme indéfinissable avec ses bariles de bière devant et les cuisinier tournant leurs brochette avec le nez sur le trottoire.



Merci ma femme, c'était une bonne soirée, vraiment superbe.

Posté à: 23h24, samedi 10 février 2007
commentaires (0) | Lien

Aznavour

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.

Je vais à la représentation d'Aznavour en fin d'après midi aujourd'hui. Il chante au grand dôme au centre de Tokyo. Il semble que ce soit son dernier tour. Pour le Japon, je veux bien le croire car c'est assez physique d'aller d'un bout à l'autre du monde à son âge, avec ce que ça comporte de décallage horaire. D'autant plus qu'il fait trois représentations d'un jour à l'autre. Je vous raconterai mais a priori, les spectateurs seront français en majorité. Enfin, je pense...

Posté à: 11h13, samedi 10 février 2007
commentaires (2) | Lien

Le printemps est arrivé au Japon

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.



Pas loin de chez moi, voici le signe de la nouvelle saison.





Voilà, lorsque le soleil est au bord de tomber, il est alors 9h00 du matin chez vous en France, 17h00 chez nous.

Posté à: 22h18, jeudi 8 février 2007
commentaires (1) | Lien

Copulage pedestre

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.



Il est souvent délicat de prendre son pied sans se prendre la tête et, à force de se lamenter sur le monde qui va mal, tous les soucis nous passent par dessus la jambe et n s'en bat l'oeil d'être ou non considérés. Qu'on vienne du haut rhin, du bas rhin et qu'on passe par l'Aine, Ah l'Aine, quelle sujet de discorde le matin. Bref, les pieds ont leur mot à dire, et j'emboîte le pas.









La dernière photo est censurée.

Posté à: 09h58, jeudi 8 février 2007
commentaires (0) | Lien

Convenient stores

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.

Ici au Japon, nous avons un système de grande distribution complètement différent de celui qu'on peut trouver en France. Puis la tendance de l'offre change considérablement depuis les 10 années de crise passés et le vieillissement de la population. Il y aurait tellement à dire mais je vais me limiter à quelques remarques.
Voici par exemple un drugstore store :



Où que l'on soit à Tokyo et dans sa périphérie, on en a un forcément à moins de 200 mètres de chez soi. On y trouve vraiment de tout. Et i vous agrandissez la photo, vous verrez sur les petites caissettes vertes des sacs en papier. On les achète par 10 pour les utiliser à mettre nos déchets ménagers biodégradables. Ils sont une indication pour le passant des prix de la boutique. Ici, 190 yen je crois alors qu'ailleurs on peut les trouver à 128 yen. La différence n'est pas énorme mais ça veut dire qu'on trouvera probablement les produits un peu plus chers à l'intérieur.

Posté à: 11h03, dimanche 4 février 2007
commentaires (0) | Lien

La salle de sport

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.

Pour ceux qui ont eu la chance où la malchance de me connaître, ne sous estimons jamais la seconde possibilité, la salle de sport est un lieu que je fustigeait tantôt par souci de déployer mes bronches dans la verdure des forêts pintanières ou les champs estivaux du côté de ma natale patrie. Jamais je n'aurais pensé m'inscrire dans quelque salle où l'on court pour faire du sur place et où  l'on porte des poids alors que les courses sont déjà bien assez astreignantes dans la vie quotidienne. Bref, il m'a fallu visité l'un de ces endroit pas très loin de chez nous pour me décider. Je courais autour de chez nous d'habitude, et là, pourquoi pas, j'ai voulu voir pourquoi ces salles étaient tant courues. Pour être clair, les activités qui sont le plus appréciées sont les cours collectifs où je ne vais pas. Danse hawaiienne comme dirait boby la pointe, cours de combat, Taishi, Yoga et autre. Il faut s'inscrire et c'est toujours bourré de monde. Me concernant, Michelin m'a pourvu d'un pneu increvable et de ce côté je les remercie. Mon passage a Clermont m'a permis de lui donner une touche design mais je dois dire qu'il y a encore du travail. Et puis, de l'autre côté des altères et des machines à souffrir, il y a un super sauna et un onsen japonais.


Ceci est bien évidemment une image publicitaire, j'aurais été linché pour un tel cliché. Encore que, une femme venait faire tout naturellement le ménage au beau milieu de tous ces hommes "démunis"...

Tout le monde est nud, c'est la règle au Japon, tout le monde prend une longue douche assis, il ne viendrait pas à l'idée de qui que ce soit d'aller directement soit dans le sauna, et encore loins dans le bain bouillonnant. C'est un moment de relations humaines. On parle avec son voisin, nud, on ne marque plusn rien socialement, on n'indique plus notre appartenance, on est réduit à la peau, à l'essentiel. Ma culture d'origine faisait de cette situation un tabou et j'ai réussi à le surmonter. Heureusement. Dans le Sona, il y a la télévision, nous y avons vu la dernière fois que j'y suis allé une femme faire une contorsion qui lui faisait mettre la tête non entre les jambe mais au delà des jambes. On a tous rigolé bien sûr et la conversation avec mon voisin de 70 ans a commencé. En général, ils n'ont pas pitié. Ils attaquent comme si j'étais hyper à l'aise en japonais. Je les écoute et je capte 80 du sens. Je rebondis pas une question et là c'est parti, la relation est créée. La dernière fois donc, il me disait "je ne comprends pas commet elle fait pour emmener sa tête jusque là quand moi j'ai des problèmes pour me baisser et ramasser mes chaussettes". "La seconde phrase de sa part est en général une question : "ça fait longtemps que vous êtes au Japon?" cette question veut dire "d'où venez vous et qu'est-ce que vous faites au Japon". Répondre tout de suite à la question indirecte permet de passer tout de suite aux évocations "je suis déjà allé en allemagne, en france, en grèce..." les japonais comme vous le savez voyagent beaucoup. et voilà, la discussion continue sans qu'on ne s'en rende compte,  sans faire d'effort, sans a priori, sans marqueur social ou hiérarchique. Et pourtant dieu sait si la hiérarchie est importante dans l'entreprise japonaise...

Posté à: 09h22, vendredi 2 février 2007
commentaires (0) | Lien

Insomnie

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.

Il est 5h49 et je suis debout depuis 4h14. Je n'arrive pas à dormir. Pourquoi rester au lit? mais je sais que demain, je vais déguster, forcément, il va y avoir du piquage de nez. Bref, j'y retourne quand même...ralala...

Posté à: 05h49, jeudi 1 février 2007
commentaires (1) | Lien

Le vieille homme et la vierge

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.

Hier, alors que je revenais de ma salle de sport,




ma byciclette

 je m'arrête à un feu et un homme d'une soixantaine d'année s'arrête à côté de moi à vélo.


convenient store : petit magasin très pratique où l'on trouve à peu près tout


Camion collectant les livres usagers


Il me demande en japonais si je suis Italien. Que nenni l'ami lui répondis-je dans un japonais de bar tabac bientôt interdit en france dans les lieux publics et maternités où les couches fumantes seront bientôt interdites également. Fortuit de lui préciser mon origine gauloise sur le champ comme dirait le borgne encore que mon sémitimse transperse avec les UV du soleil hivernal, le quidam se trouve quelque peu décontenancé et s'avise avant de revenir à la charge d'une nouvelle question. Est-ce que par hasard croi-t-il bon d'ajouter, vous comprendriez celà. Aussi, sort-il de sa degstre un petit calepin sur lequel est écrit en Katakana un texte souligné ici et là de trais rouges. L'homme s'exécute à un bien curieux exercice car il se met à chanter un ave Maria en italien qu'il ne comprend pas, sur sa bicyclette dans la rue, à 16h00, en plein carrefour au milieu des passants. Sache lecteur que je comprends l'italien en partie car j'ai pratiqué le latin jusqu'en licence, les lettres modernes ne pouvaient me faire la grâce de passer à côté. Bref, je comprends qu'il s'agit d'un ave Maria Napoli et frère sourir (pour ceux qui connaissaient sa soeur) me demande ce que veut dire le texte. Parti sur des envolée lyrique au possible, j'essaie de lui faire comprendre que la chansonnette est religieuse mais rien à faire. Vue la posture du passionné, et pourtant j'ai choisi le terme sans vouloir semer le trouble, il indiquait que ce devait être une chanson chantée du bas d'un balcon, version Roméo et Hayette dans les cité des 4000 dans le 93. Nonobstant sa volonté de signer cette affirmation, mon attitude chrétienne et sarazinne surtout je dois l'avouer et pourquoi pas le confesser, à condition d'en faire deux mots séparés, (con fessé) j'essaie de lui glisser l'explication mine de rien pour qu'il ne soit pas trop choqué de la vérité. Penses-tu lecteur, quand un homme a décidé de voir l'amour, même la vierge ne le détourne pas de la réalité. Non, l'homme ne m'a pas écouté et encore moins entendu. Shakespear, pour lui, ça ne pouvait être autrement. Il était tellement charmant à son âge à vouloir chercher le romantisme dans une chanson qui ne l'était pas. La mélodie, son aplomb pour chanter au milieu de la rue, ça m'a touché je dois dire et j'ai essayé de ne pas lui faire trop de mal avec la réalité. Plus je vis, plus je comprends Zaratoustra de Nietzsch quand il dit "ma bouche n'est pas faite pour vos oreilles". En attendant, Ecce omo, voici l'homme dont je vous parlais :



Posté à: 10h15, mercredi 31 janvier 2007
commentaires (1) | Lien

Cimetière si ma vie...

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.


Cet après midi, nous nous sommes promenés vers chez nous, un coin qu'on avait pas visité avant et pourtant si proche. Un petit cimetière me disais-je... immense en fait. Mais ce qui a retenu mon attention, c'était cette famille, assise par terre, devant le defunt, cassant la graine et buvant du saké par 7° tout de même. Cette scène me semblait d'un naturel absolu, et de les voir apprécier ce moment, je comprenais qu'ils passaient un bon moment avec celui qui devait être un frère, une soeur, une mère, un père, et qui l'instant d'une gorgée, d'un geste aussi simple qu'une bouchée, venait habiter le présent dans une continuité atavique. J'ai beaucoup aimé ce moment de paie, libre de mélancolie ou de malheur, plein de vie.

Posté à: 01h04, lundi 29 janvier 2007
commentaires (1) | Lien

Comprends pas

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.

En ballade du côté de Ueno, un quartier populaire et absolument bouillonnant, plein d'ordeurs, de parfums, de couleurs, nous avançons dans le grand parc entretenu par les SDF eux mêmes pris en charge par la ville. Voici le spectacle sur lequel nous tombons :



Christophe, toi qui connais les secrets de l'architecture jusqu'au bout des doigt, comprends-tu pourquoi dans un pays à forts tremblements de terre, ils construisent un tel immeuble??? moi, pas comprendre.

Posté à: 10h44, jeudi 25 janvier 2007
commentaires (0) | Lien

Les pantoufles chez le dentiste

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.

Je viens d'aller chez le dentiste chez qui il n'est pas besoin de prendre rendez-vous comme en France. La dernière fois que j'ai voulu aller chez le dentiste à Belfort, il fallait prendre rendez-vous en janvier pour mai. Bref, nous allons moi et mon alter ego chez le tortionnaire dentaire. Dehors, rien de particulier sinon que je suis passé plusieurs fois devant sans savoir que c'était un dentiste. On pousse la porte. Dès la salle d'attente et jusque dans le cabinet, une musique très relaxante nous accompagne dans ce qui demeure pour moi un moment de torture. Je ne comprends toujours pas pourquoi la science n'a pas encore de truc laser ou pourquoi depuis le temps qu'ils en parlent, les dentistes chez qui je vais ne l'ont pas. Il y a d'autre part deux canadiens qui ont trouvé une solution pour que la dent se reforme après avoir été endommagée et même la faire repousser à partir d'une simple racine. Mince, qu'est-ce qu'ils attendent pour appliquer leurs recherches à nous, pauvres quidams qui demandons à vivre le plus longtemps sans être édentés.
A l'entrée, je vois un rebord comme dans toutes les maisons japonaises où il faut bien entendu se déchausser et sur ma gauche. Soit, allons pour le protocole. mais là n'est pas ma plus grande surprise, non, ma plus grande surprise, la voici. Derrière la porte d'entrée, un machine nous attend.









Il y a même les pantoufles pour les petits, les bleues pour les garçons n'est-ce pas, et les rouges pour les petites filles.




Voici le speaker qui produit cette petite musique censée nous relaxer

Un distributeur de pantoufles. On appuie sur le petit bouton rouge comme le doigt l'indique, jusque là, pas besoin de sortir d'HEC ni de polytechnique pour comprendre. Un bruit mécanique régulier vient déposer à nos pieds une paire de pantoufles vertes aseptisée. La machine reprend les pantoufles au dessus, il suffit de les redéposer et elle s'occupe du reste. J'y suis retourné en soirée, je n'avais pas remarque qu'il y avaitune lumière violette. En fait, la machine nettoie chaque paire de pantoufle. Ils m'étonneront toujours ces japonais...


Posté à: 14h25, mardi 23 janvier 2007
commentaires (0) | Lien

Golfe au nouvel an

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.



Voilà mon grand secret, après nouvel an, je me suis mis au golfe. Je devais le faire depuis un moment et finalement, c'est arrivé juste après les fêtes et ça me prend du temps. Ici, vous voyez l' un des terrains artificiels les plus grands au Japon. Il est sur trois étages. Un bâtiment coupé dans la longueur offre une ouverture sur une grande surface artificielle également, et plusieurs drapeaux signalisent les trous comme vous le savez.





Pour ceux qui connaissent, vous verrez que je suis gaucher au golfe alors que je suis droitier en règle générale, sauf au tire à l'arc, je suis gauché aussi. Le golfe, c'est une histoire de swing et de pognon. De swing parce que sans swing, on ne peut pas jouer et de pgnon parce que sans pognon, on ne peut pas s'équiper et encore moins entrer dans un cours. Chers amis, ça douille et heureusement que bibi aime le système D. L'équipement ne m'est pas revenu cher, bien heureusement parce que j'aurais cassé mes économies sinon. Je vous rassure, ce n'est pas tombé du camion non plus. Ma douce travaille chez Taylor Made racheté par Adidas, voilà le truc. Le monsieur trouble dans la photo qui suit m'en a mis plein la vue. Depuis, je me suis fait un point d'honneur à l'égaler le vioc... quel punch l'enf...







Par beau temps, on voit le mont Fuji en face. Là, on voit les première montagnes à quelques dizaines de kilomètres du Fujisan. Voilà, je vous ai tout dit maintenant sur mon nouvel an.





Posté à: 15h47, jeudi 18 janvier 2007
commentaires (1) | Lien

Japonais sans peine...

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.

Bonjour à vous,

Ce billet sort de la suite pour vous raconter une petite anecdote rapide. Le facteur est passé, il m'a dit qu'il était désolé pour l'erreur de m'avoir fait signé à la place de mon époouse. Il m'a demandé le coupon. Je lui ai dit que je ne l'avais pas et que ma femme l'avait probablement dans son sac mais qu'elle était au travail. Il m'a demandé à quelle heure elle revenait à la maison. Je lui ai dit our être sûr, vers 21h00. Il semblait embarassé alors je lai ai proposé de mettre le coupon dans notre boîte qui, comme toutes les boîtes n'ont pas de verroux. Il m'a dit qu'il rappellerait finalement le soir pour s'arranger avec elle et il s'est excusé une nouvelle fois. Je lui ai dit que je ne savais pas non plus et il a insisté pour me dire qu'il était responsable.

Voilà, pourquoi je vous raconte toute cette histoire???? parce qu'on a parlé en japonais et que je n'ai pas cherché mes mots!!! Vous connaissez peut-être ce sentiment, pour moi, il est incommensurable, pouvoir s'exprimer enfin dans une autre langue. J'ai bondi de joie une fois que j'ai refermé la porte avec le sentiment ferme et motivé de continuer à apprendre cette langue, je ne suis qu'au début.


Posté à: 13h21, lundi 15 janvier 2007
commentaires (2) | Lien

Noël et nouvel an (suite 1)

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.



Ces noix sont assez particulières, elles entrent dans la composition de certains plats mais elles sont assez noséabondes. Parcontre, le goût n'est pas du tout comparable. Plutôt sympa.



Voici l'une de ces décorations habituellement mises devant les entrées japonaises. La paille de riz tressée est allée à des couleurs rouges et blanches qu'on retrouve sur d'autres présentations sour forme d'un carré blanc entouré d'une bordure rouge. C'est la vie protégée des movais sorts par cette limite périphérique.



Ce fruit a tout d'une mandarine, la peau, les quartiers, la forme intérieure et extérieur mais n'a aucun rapport avec celle-ci. Parcontre, on a vraiment l'impression de manger un citron, ce qui ne le rend pas commestible sans trasformation, c'est un peu comme le coinc. Le propriétaire qui sortait à ce moment précis nous a proposer d'en prendre et nous les avons mis dans le bain du soir sur son conseil. Le parfum qu'il dégage est impressionnant. La confiture de ce fruit est très bonne également.



Le signe cette année, c'est le sanglier au Japon et le cochon en Chine, il y a toujours de petites différences même si dans l'ensemble, les animaux des deux calendriers sont approximativement les mêmes.



Vous constaterez que la nouvelle année est aussi un prétexte pour sortir le drapeau japonais ici ou là. Je reviendrai plus tard sur le nationalisme Japonais qui grimpe lentement mais sûrement.



De retour de notre ballade, une petite orange au sirop adoucit la gorge.



On continue les préparatifs pour le soir de l'an. Blanc et jaunes séparés, passés au tamis, jaune sucrés à la cassonade, tout ça remis en couches telles que vous les voyez et voilà :





Avec ma petite mirabelle de Lorraine (50°) emmenée dans mes bagages, ce petit enca passe comme une lettre à la poste.

(suite au prochain post)





Posté à: 14h16, jeudi 11 janvier 2007
commentaires (0) | Lien

Noël et Nouvel an

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.



J'arrive en France le 3 décembre au soir. Il fait froid mais je suis bien habillé. Je suivais les infos politiques depuis Tokyo, donc forcément la météo ne pouvait m'échapper. Pourtant décembre n'a pas été froid. J'arrive dans la nouvelle maison de mon frère qui donne sur le champ que tu vois lecteur, nous sommes le 4 au petit matin et là, c'est le décallage horaire, je suis debout en même temps que le soleil. C'est fou mais c'est comme ça pendant quelques jours. 8 heures à rattrapper, c'est pas facile. Mon passé se dissout dans les sillons du champ labouré, mes yeux ébêtés dans un temps suspendu, entre l'extrême orient et l'occident flottent dans le souvenir et le présent. Je ne peux pas vous donner tous les détails de mon séjour car il y a des aspects professionnels que je ne peux pas encore aborder mais le 13, j'avais un rendez vous important et il me fallait à tout pris le préparer. Quelques jours après mon arrivée, je tombe malade à tel point que je garde le lit durant une semaine. Mon docteur qui est aussi mon amie, je l'embrasse ici et je pense beaucoup à elle et à sa petite famille, m'avait prescrit des antibios au cas où ça se compliquerait. Je t'informe Saadia que je les ai pris au bout d'une semaine finalement et que ça m'a remis d'aplomb. Après mon passage chez Laura, je suis tombé gravement malade. Je n'avais plus de voix ni d'énergie vu qu'on avait chanté une bonne partie de la nuit avec nos guitares, Zeff Marc et moi et je ne vous dis pas tout... J'ai vraiment souffert car je ne pouvais plus me déplacer, mon frère qui venait de déménager depuis deux jours se voyait dire que son adresse n'existait pas chez France Télécom. Pas de téléphone, pas d'internet, pas possible de contacter mes amis, Ophélie, Julien, Carole Amandine que j'avais eu avant mon retour en France devaient se demander ce que je devenais... peut-être pas... on n'est pas non plus le nombrile du monde ;-)  Le temps s'est donc arrêté sans communication et sans possibilité de donner de nouvelles à mes amis.

J'ai revu ma famille et c'était pour moi une réjouissance indescriptible car je les avais laissés dans une situation d'urgence de déménagement, encore, mais c'était le mien alors. Noël a été familiale et aussi coupé du monde pour les raisons que j'ai évoquées plus haut.

De retour au Japon, le premier soir, je suis allé vers la station de train près de chez nous pour voir ce que vous découvrez ici, le couché de soleil sur le mont Fuji. On peut y passer des heures, c'est appaisant et je n'arriverai jamais à expliquer pourquoi ce moment me donne le sentiment profond d'être chez moi. Je reste une heure.






Là, (sur la photo du dessous) ce sont les tours de Tokyo qu'on voit au loin, traçant les limites du ciel et de la mégalopole grouillante de bruits sourds. Le calme est reposant. Je pense à décembre, à mes jours alités, à cette longue discussion nocturne avec ma mère dès le deuxième soir et cette catarcisse me libérant en partie de malentendus culturels. Je suis né en France de parents Kabyle et je suis marié à une japonaise avec qui je parle anglais. La culture demande parfois du recule et lorsqu'on arrive à l'avoir, on sent que la vit a une dimension formidable qu'il est dommage d'ignorer. L'achèvement de soi trouve ses limites à l'esprit et non au matériel dans ces moments,  le palpable n'a plus le sens de l'indispensable. Voici les tours de Tokyo



Au beau milieu de la photo, vous êtes en plein centre de Tokyo, 37 millions d'âmes et de coeurs se meuvent dans cet instant que les musulmans décrivent comme un instant mystique, celui où l'on ne peut faire la différence d'un file blanc d'un file noir. L'instant où l'on peut être l'autre comme l'altérité peut devenir schyzophrène. J'aurais pu être croyant dans une autre vie.



Ces superbes boîtes laquées noires aux reflets rouges contiennent notre dîner de nouvel an qui a été préparé durant plusieurs jour. Dans le nouvel an japonais, la préparation est aussi importante que la célébration. Chacun doit faire quelque chose, les détails sont si impressionnants. Prenez ne serait-ce que les carottes; elles sont découpées en forme de fleurs de cerisier (Sakura en japonais). En fait, chaque légume, chaque crustassé est le symbole d'un moment de la vie. La fleur qui était le printemps ne sera pas placée à côté de la langouste qui par son aspect courbé représente l'automne de la vie.



Les japonais croient aux bonnes augures. Ils mangent donc tout ce qui est de bonne augure. Prospérité, longévité, bonheur, amour, richesse.  Les pommes de terre  japonaises signifient la présence de nourisson par leur forme, la famille s'agrandit. Le légume blanc aux trous béants est une racine de lotus. Les trous nous permettent de voir au travers et donc on peut voir le futur. L'avenir n'est donc pas bloqué par quelque obstacle.

Les repas qui précèdent le jour de nouvel an sont plus rudimentaires. Il est dans la tradition de prendre des pavés de riz en pâte solide, de les mettre au bord du feu pour les voir gonfler de chaleur, brûnir et les tremper dans la soupe de légumes. C'est élastique, peu goûteux sinon celui de la soupe et surtout, c'est très lourd sans avoir de calories. Parfait pour mon pneu Michelin. Camarades de clermont je vous salue. Excusez la coupe et l'attitude, on n'est jamais pris dans ses plus beaux atours dans la vraie vie, c'est pas comme dans les magasines ni à la télé.



Dites vous que c'est juste pour une illustration culturelle... La photo qui suit vous montre un légume, en fait, je ne sais pas comment appeler cela, c'est surtout une algue munie d'alvéole comportant un liquide un peu gélatineux faisant penser aux oeufs d'esturgeons; elle est légèrement salée.



(Suite au billet suivant)



Posté à: 21h49, mercredi 10 janvier 2007
commentaires (3) | Lien

De retour

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.

Je reviens aujourd'hui de Yokohama où nous avons passé une semaine pour le nouvel an. Je vais donc vous raconter mon voyage en France à noël avec ses difficultés de retour culturel et mon retour au Japon avec la célébration du nouvel an. Là, il est 2h41 et je m'excuse pour l'absence de nouvelles notamment Carole, désolé de mon silence, je vais me rattrapper.
Bonne année 2007 à vous toutes et tous, que la paix soit durable :-)


Posté à: 02h39, dimanche 7 janvier 2007
commentaires (3) | Lien

une pause, je suis en France...

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.

Je suis en France donc je fais une petite pause et je finirai le volet politique en revenant.
Passez de bonnes fêtes.

 



Posté à: 20h03, samedi 2 décembre 2006
commentaires (4) | Lien

L'autre blog

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.

N'oubliez pas mon autre blog :

http://vieron.blog2b.net/

C'est sur ma vie d'entreprise... enfin si ça vous intéresse.





Posté à: 16h24, mercredi 29 novembre 2006
commentaires (1) | Lien

Nouvel article

N'hésitez pas à commenter. Je prendrai le temps de vous répondre.

Le nouvel article est Campagne électorale 2, en dessous de "je suis malade"

Posté à: 14h17, mercredi 29 novembre 2006
commentaires (0) | Lien